Ce que doit être la death line-up des Lakers, et pourquoi

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Illustration par Arnaud

Avery Bradley, Danny Green, LeBron James, Kyle Kuzma, Anthony Davis. Voilà, à mon humble avis, la death lineup des Lakers version 2019-2020. C’est le cinq qui me semble le plus équilibré, le plus complet, le meilleur cinq tout simplement.

Cependant, afin de mieux visualiser ce cinq, il ne faut pas le voir en prenant en compte les postes, mais plutôt le voir sous le prisme tactique. Tout d’abord, offensivement, il y aurait un LeBron James en créateur principal, comme il le fait si bien depuis des années, des Avery Bradley et Danny Green en shooteurs attitrés, et enfin Kyle Kuzma et Anthony Davis en finisseurs.

Pour étayer mon propos, Danny Green est l’un des meilleurs shooteurs de la ligue avec son superbe 47,4 % à trois points en catch and shoot. Avery Bradley n’est pas en reste non plus. Même s’il sort d’une saison 2018-2019 assez moyenne (35,6 % à trois points en catch and shoot), ses précédentes saisons sont d’un tout autre acabit (aux alentours des 40 % à trois points en catch and shoot).

Kyle Kuzma, quant à lui, est un scoreur assez polyvalent, capable de scorer de partout sur le terrain. Toutefois, il doit améliorer sa sélection de tir mais avec un LeBron James, un Anthony Davis et un meilleur spacing, on ne se fait pas de soucis quant à l’amélioration de ses pourcentages au tir. Anthony Davis, lui, est un scoreur plus qu’accompli dans la Grande Ligue, capable de prendre totalement feu comme il l’a déjà montré (career-high à 59 points, performances régulières à plus de 40 points). Parmi tous les intérieurs, c’est peut-être le meilleur scoreur. Que ce soit au poste bas, après un pick and roll, ou même sur du tir en suspension à mi-distance et à trois points.

Avec n’importe quel ailier, ce cinq serait déjà relativement performant offensivement (bien qu’un manque clair de création), mais avec un LeBron James, ce cinq pourrait bien prendre une autre dimension. Rappelons-le, King James est le meilleur joueur du monde. De plus, il ressort d’une saison sans playoffs (la première fois depuis la saison 2004-2005) et sans finales (la première fois depuis la saison 2009-2010), il a donc pu profiter d’un été entier afin de se reposer et de s’entraîner. Il reviendra donc en pleine forme et avec une rage de vaincre pour montrer qu’il reste bien le meilleur, même à bientôt 35 ans. Évidemment, on ne présente plus les multiples qualités du King, que ce soit au scoring, à la création et à la passe, l’ajout parfait pour ce cinq. En conclusion, Frank Vogel aura de quoi faire en attaque, même s’il n’a pas trop su coacher une très bonne attaque NBA tout au long de sa carrière.  Il aura cependant un tout autre talent offensif avec ces Lakers. En revanche, Vogel est un des meilleurs coachs défensifs de la ligue et ce cinq peut faire mal.

Bradley et Green sont des arrières élites en défense. Le problème majeur de Bradley c’est principalement sa taille par rapport à son profil. En effet, le natif de Tacoma mesure 1m88. C’est une taille de meneur mais il n’a pas du tout le profil d’un poste 1 à cause de son manque criant de création balle en main et de qualité de passes. Toute sa carrière, il a donc dû jouer avec un meneur à ses côtés et se coltiner des arrières en défense à qui il rendait une dizaine de centimètres. Ici, il pourra défendre sur des meneurs de jeu puisque le principal créateur de ce cinq mesure 2m03, qui défendra donc sur des ailiers. On ne présente plus les superbes qualités défensives de Danny Green qui a fait le bonheur des Spurs et des Raptors.

Quant au frontcourt, Anthony Davis est tout simplement l’un des meilleurs défenseurs intérieurs de la ligue. C’est certainement le joueur parfait défensivement. Son combo taille/poids/envergure/mobilité est tout simplement surnaturel.

Kyle Kuzma, même s’il n’est pas un défenseur élite, a beaucoup joué dans une bonne défense comme celle des Lakers des deux dernières saisons (12e défense pour les deux saisons).

Venons maintenant au « problème » LeBron. Très peu impliqué en défense lors des précédentes saisons, le King devra faire plus dans son intensité défensive, quitte à laisser des responsabilités offensives à ses collègues du frontcourt. Et une fois cette intensité mise, il faudra la coupler avec une concentration et une attention de tous les instants. En défense, un moment d’inattention est puni et LeBron a déjà été puni plus d’une fois. Il ne devra plus l’être. Une fois toutes ses conditions cochées, LBJ est un défenseur élite à son poste. Au-delà de leurs qualités intrinsèques, ces cinq joueurs sont très mobiles, ce qui pourrait permettre, une fois en playoffs, de switcher sur tous les écrans.

Frank Vogel a du pain sur la planche mais il a le personnel. Vogel a déjà réussi à installer une excellente défense aux Pacers. Voilà la théorie. Et après la théorie, il y a la pratique. « Y’a plus qu’à », comme on dit.

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