Le carnet de notes de l’intersaison par All Around – NBA : la division Sud-Ouest

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Illustration par Flo

A la rédaction d’All Around – NBA, on a décidé, pour les retardataires, ou pas, de vous faire un petit récapitulatif de l’intersaison sous forme de bulletin scolaire. Quels ont été les bons élèves de l’été ? Quels ont été les mauvais élèves ? Qui s’est renforcé ? Qui s’est affaibli ? Vous saurez donc tout ça à travers notre série de la rentrée, le carnet de notes de l’intersaison par All Around – NBA !

On a décidé de couper cette petite série par divisions. Les 6 divisions de la NBA. 5 équipes à chaque fois. Dans cet article, il est question de la division Sud-Ouest !


Dallas Mavericks : 12/20

Départs : Dirk Nowitzki (même les meilleures choses ont une fin), Devin Harris, Salah Mejri, Trey Burke, Kostas Antetokounmpo, Daryl Bacon.

Arrivées : Boban Marjanovic, Delon Wright, Seth Curry, Isaiah Roby, Antonius Clevland, Josh Reaves.

Prolongations : Kristaps Porzingis, Dorian Finney-Smith, Dwight Powell, Maxi Kleber

Mis à part le départ de Dirk Nowitzki, aucun mouvement cet été ne devrait changer le visage des Mavericks de façon flagrante même si quelques petits ajustements sont à noter. En effet, les apports en sortie de banc de Boban pour marcher sur les raquettes adverses et de Seth Curry pour sanctionner à 3pts sont relativement intéressants. Delon Wright lui, dont le rôle n’est pas encore défini avec précision, devra confirmer les bonnes choses aperçues sur sa fin de saison avec Memphis.

Pour les départs, le vide laissé sera bien plus sentimental et dans le cœur des fans de la franchise que sur le terrain, tant les joueurs partis sont aisément remplaçables par les joueurs déjà présents dans l’effectif. Ce sont justement ces joueurs déjà présents dans le roster de la fin de saison 2018/2019 qui ont animé l’été texan, à commencer par la licorne lettonne Kristaps Porzingis. Considéré comme la recrue la plus importante de l’été, il devra montrer que ses soucis de santé sont loin derrière lui et qu’il peut de nouveau jouer à un niveau de All-Star. Car tel est le pari pris par le Front Office de Dallas, en re-signant tous ses jeunes joueurs avec le cap disponible cet été. Les deals sont corrects, mais la marge de manœuvre en cas d’échec est nulle. Dallas se retrouve donc devant 2 scénarios : la jeunesse prend le pouvoir, les automatismes se créent et la ligue va trembler devant la franchise la plus européenne de la NBA, ou la franchise s’enlise dans le fond du classement sans réel espoir de reconstruction rapide.


Houston Rockets : 10/20

Départs : Chris Paul, Iman Shumpert, Danuel House Jr., Chris Chiozza, Kenneth Faried.

Arrivées : Russell Westbrook, Ben McLemore, Anthony Bennett (the GOAT), Tyson Chandler, Shamorie Ponds, William McDowell-White, Chris Clemons.

Prolongations : Austin Rivers, Nene

Les Rockets ont réussi à refourguer le contrat de Chris Paul et c’est clairement le plus gros accomplissement de l’été texan. Et alors réussir à récupérer M. Triple-Double en échange, c’était clairement inespéré et impensable en début d’été. Mais pour cela, il a fallu hypothéquer son avenir à long terme en envoyant possiblement 4 picks (dont 2 swaps) de 2021 à 2026, ce qui oblige Houston à gagner tout de suite, sous peine de devoir traverser de nombreuses années de galère par la suite. Justement, pour gagner maintenant, il fallait renforcer l’équipe de l’an dernier, limitée dès qu’Harden était freiné par la défense adverse. Et c’est là que tout se complique puisque la banque de Houston est pleine à craquer et que les assets ne sont plus légion avec le trade du début d’été. Et malgré le niveau stratosphérique, certaines personnes (dont moi) ont du mal à voir Westbrook évolué dans le système de Mike D’Anthony, basé sur l’iso et le tir à 3 points.

On voit donc que le reste de l’équipe n’a pas été révolutionné et qu’il faudra compter sur une très belle saison du trio Westbrook-Harden-Capela, sans quoi Houston risque d’être frustré et de ne pas voir les Finals une année de plus et de s’enterrer dans un long cycle de déclin.


Memphis Grizzlies : 12/20

Départs : Mike Conley, Joakim Noah, Avery Bradley, Jevon Carter, Justin Holliday, Chandler Parsons, Dwight Howard, CJ Miles, Delon Wright, Julian Washburn, Tyler Zeller.

Arrivées : Ja Morant, Brandon Clarke, Grayson Allen, Marko Guduric, Andre Iguodala, Jae Crowder, Solomon Hill, Miles Plumlee, Josh Jackson, Tyus Jones, De’Anthony Melton.

Prolongation : Jonas Valanciunas.

La page des belles années de Memphis s’est définitivement tournée cet été avec le départ de Mike Conley, l’un des joueurs les plus emblématiques de la franchise. Il sera remplacé par Ja Morant, comme un symbole pour démontrer la nouvelle philosophie de la franchise du Tennessee. L’heure est à la reconstruction et à la jeunesse, et Memphis a ainsi réussi à attirer de la jeunesse dans ses rangs, à l’image de Josh Jackson ou Grayson Allen et à se débarrasser du contrat de Chandler Parsons, source inépuisable de vannes mais dont le contrat pesait très lourd de la banque pour une utilisation plus que réduite.

Même si les Grizzlies ne joueront vraisemblablement pas les Playoffs la saison prochaine, leur reconstruction a pris une très belle direction. Certes la loterie les a bien aidés mais les nouveaux joueurs présents et le nouveau management amorcent un renouveau intéressant. Enfin le nouveau Front Office aura une dernière mission avec Andre Iguodala, puisque le vétéran a clairement déclaré qu’il ne souhaitait pas jouer dans le Tennessee espérant sûrement un buy-out que sa nouvelle franchise ne lui offrira pas. Reste à savoir si une franchise est prête à monter un trade pour lui et quels assets pourront encore récupérer les Grizzlies.


New Orleans Pelicans : 15/20

Départs : Anthony Davis, Elfrid Payton, Dairis Bertans, Julius Randle, Ian Clark, Solomon Hill, Stanley Johnson, Christian Wood, Cheik Diallo, Frank Jackson, Trevon Bluiett.

Arrivées : Zion Williamson, Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart, Nickel Alexander-Walker, J.J Reddick, Jaxson Hayes, Marcos Louzda Silva, Derick Favors, Darius Miller, Zylan Cheatham, Josh Gray, Nicolo Melli, Kavel Bigby-Williams.

C’est bien simple, si un fan des Pels a eu la mauvaise idée de se couper du monde 6 mois et pense revenir à la salle de bonne humeur pour la reprise, il risque de ne pas reconnaître grand monde dans le roster. En effet, quand on commence l’été par échanger le meilleur joueur de la franchise contre 3 jeunes joueurs et des picks, pour ensuite drafter 4 rookies, dont la déjà superstar Zion Williamson. Rien que cela aurait suffit à en faire un été chargé. Mais la hype est un sujet qui touche tout le monde, y compris les joueurs et Alvin Gentri devait quand même équilibrer un roster. Le manque de shoot et de spacing a été en partie comblé par l’arrivée de J.J Reddick, qui apportera aussi son expérience. Justement, l’expérience, ce jeune groupe des Pels en manque, notamment dans le secteur intérieur. Pour cela, la franchise de la Nouvelle-Orléans a enregistré l’arrivée de Derrick Favors, qui sera sûrement utilisé sur les postes 4 et 5, pour encadrer Zion et lui faire garder les pieds sur Terre.

Les Pels ne joueront pas le titre l’an prochain, c’est sûr, mais les boules tirées par Adam Silver ont permis d’accélérer le processus de reconstruction de la franchise avec une hype pour la franchise qui a augmenté de façon exponentielle en quelques mois.


San Antonio Spurs : 10/20

Départs : Davis Bertans, Quincy Pondexter, Dante Cunningham, Ben Moore.

Arrivées : Luka Samanic, Keldon Johnson, DeMarre Caroll, Trey Lyles, Marcus Morris.

Prolongation : Rudy Gay.

Contrairement à New Orleans, les Spurs ne sont pas coutumiers des étés animés et ils n’ont pas dérogé à la règle. Malgré le feuilleton de la fausse arrivée de Marcus Morris les Spurs n’ont pas voulu tout chambouler. La mission principale était de re-signer Rudy Gay, et ce fût fait à un tarif raisonnable, 32M/4ans. Demarre Carol a lui été recruté pour remplacer Davis Bertans et ses paniers à 3 avec la même efficacité. Ils ont ensuite pu approfondir leur banc avec les deux rookies, Jonhson et Samanic, ainsi qu’avec l’ancien Nugget Trey Lyes. Le plus gros changement a sûrement été de voir Pop sur un autre banc, à savoir celui de Team USA, de quoi nous faire imaginer un peu plus que le sorcier texan est éternel et qu’on vivra avec toujours le même Head Coach chez les Spurs.

Après l’épisode Kawhi Leonard qui avait bousculé les petites habitudes texanes, la franchise est revenue à une recette qu’elle connaît mieux à savoir la stabilité et la continuité, afin d’aborder cette nouvelle saison avec un éternel rôle d’épouvantail pour une place en play-offs.

image sources

  • Dallas Mavericks: Kevin Jairaj-USA TODAY Sports
  • Houston Rockets: Bill Baptist/NBAE via Getty Images
  • Memphis Grizzlies: Joe Murphy/NBAE via Getty Images
  • New Orleans Pelicans: Getty Images/Ringer illustration
  • San Antonio Spurs: Clutchpoints

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