Stars oubliées #5 : Jamaal Wilkes, l’homme de l’ombre du showtime

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Des grands joueurs en NBA, il y en a eu plein. Mais certains ont quasiment disparu des livres de la NBA ou ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Cette série des Stars Oubliées est faite pour ça. Aujourd’hui, on va revenir sur la carrière de Jamaal Wilkes, un membre majeur de la période Showtime des Lakers.

Natif de Californie, Jackson Keith Wilkes rentre à UCLA en 1970. L’équipe est alors coachée par le légendaire John Wooden. Wilkes va arriver en même temps que Bill Walton. Avec ce duo et John Wooden aux manettes, UCLA va tout écraser. En 1972 et en 1973, UCLA remporte la NCAA. Lors de cette période, ils ont une série de victoire incroyable, puisqu’ils vont gagner 88 matchs de suite ! Wilkes n’est pas encore rentré en NBA, mais il vient déjà de participer à la plus grande dynastie d’une équipe universitaire. Wilkes se présente donc à la draft 1974 et c’est à ce moment-là qu’il va changer de nom. Désormais, il faut appeler Jackson Keith Wilkes : Jamaal Abdul-Lateef Wilkes.

Lors de cette draft, ce sont les Warriors qui vont le choisir avec le pick 11. Wilkes va donc avoir la chance de rester dans son État natal et cela va plutôt bien lui réussir. En effet, le rookie réalise une bonne première saison : 14,2 points, 8,2 rebonds, 2,2 assists et 1,3 interceptions en moyenne ! Cela lui permet de devenir le ROY ! Mais l’ailier est arrivé dans une des meilleures franchises de la NBA de l’époque, menée par Rick Barry. Les Warriors terminent premiers à l’Ouest, Wilkes dispute donc ses premiers playoffs et il va être essentiel. Effectivement, il va être le lieutenant parfait pour Rick Barry avec ses 15 points, 7 rebonds en moyenne et sa bonne défense, ce qui permet aux Warriors de gagner le titre.

Wilkes est un très bon ailier, pas un franchise player, mais un joueur très important pour une équipe visant le titre. Il suffit juste d’écouter son ancien coach, John Wooden, qui a déclaré que son joueur idéal était “un bon élève, poli, bon équipier, bon rebondeur et défenseur, bon shooteur intérieur et extérieur” puis ajouté “pourquoi ne pas juste prendre Jamaal Wilkes”. C’est en effet un joueur all-around. Il est bon shooteur, malgré une mécanique de tir assez particulière qui lui a valu de nombreux commentaires et un surnom : “Silk”. C’est un homme ayant l’habitude de venir aux entraînement qui dit que Wilkes “played like… like silk” lorsqu’il est à UCLA.

Les coéquipiers de l’ailier vont alors commencer à l’appeler ainsi et le surnom est resté. Comme dit précédemment, il est un bon défenseur, ce qui lui permet d’être dans la All-Defensive Second Team lors de ses deuxième et troisième saisons.

Revenons à sa saison sophomore. Silk va améliorer ses statistiques et va aller pour la première fois au All-Star Game. En plus de cela, les Warriors terminent une nouvelle fois à la première place de la conférence Ouest. Malheureusement pour eux, ils vont s’arrêter aux finales de conférence face aux Suns. La saison suivante, Wilkes continue de bien produire, mais les Warriors commencent à régresser. Ils terminent quatrième de leur conférence et s’arrêtent aux demi-finales de conférence contre les Lakers. C’est d’ailleurs cette équipe que Wilkes rejoint lors de la free-agency en 1977. Il va vivre une première saison du côté de Los Angeles assez compliquée. Des statistiques en baisse, une trentaine de matchs ratés et une élimination dès le premier tour en playoffs

La saison suivante, il va parfaitement rebondir : 18,6 points, 7,4 rebonds, 2,8 assists et 1,6 interceptions en moyenne en disputant tous les matchs. Cette fois-ci, les Lakers parviennent à passer au second tour en éliminant les Nuggets. Cependant, les Spurs vont renvoyer en vacances les Angelinos en gagnant la série 4-1…

Mais comme pour chaque fin de saison, vient la draft. Les Lakers se retrouvent avec le first pick et vont drafter Magic Johnson. Son arrivée va transformer l’équipe des Lakers et le rendement de Jamaal Wilkes va devenir encore plus important. Même si le duo Magic-KAJ est la tête d’affiche de ces Lakers, Silk en est un élément indispensable. Pour sa troisième saison avec les Lakers, il marque 20 points, prend 6 rebonds, délivre 3 assists et reste toujours aussi bon défenseur. Les Lakers terminent premiers à l’Ouest et vont tout écraser dans leur conférence. En finale, ils gagnent 3-2 contre les Sixers, cependant Kareem Abdul-Jabbar ne peut pas disputer le game 6. Mais, Magic Johnson va réaliser un match légendaire, sans oublier Jamaal Wilkes qui va parfaitement l’épauler avec 37 points et 10 rebonds. Les Lakers s’imposent. Silk récupère sa deuxième bague.

Lors de la saison 1980-81, Jamaal Wilkes va réaliser sa meilleure saison avec 22,6 points, 5,4 rebonds et 2,9 assists en moyenne. Cela lui permet de participer pour la deuxième fois au All-Star Game. Les Angelinos terminent troisième cette saison, mais ils se font sortir dès le premier tour par les Rockets.

La saison suivante, avec Pat Riley comme nouveau coach, les Lakers vont décrocher un nouveau titre. Jamaal Wilkes reste un élément majeur avec 21 points en moyenne lors de la saison régulière et 20 lors des playoffs. C’est même lui qui termine meilleur marqueur du côté des Lakers contre les Sixers lors des finales.

Lors de la saison 1982-83, Wilkes retourne au All-Star Game, mais cette fois, les Lakers se font sweeper en finale par les Sixers. La saison suivante est la dernière bonne saison de Wilkes. Après celle-ci, il va décliner très rapidement à cause des blessures… Il gagne un dernier titre en 1985 en ne jouant pas puis il termine sa carrière la saison suivante avec les Clippers où il ne dispute que 13 matchs.

Silk était un des acteurs majeurs de la dynastie des Lakers des années 80. Effectivement, Magic et KAJ font partie des 5 meilleurs joueurs de l’histoire, mais Wilkes était leur lieutenant parfait, le joueur dont toute équipe visant le titre a besoin.

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