Calendrier de l’Avent : le soir de Noël 1984, le King de New York a illuminé le Madison Square Garden

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Illustration par Flo

Pour ce mois de décembre, All Around – NBA vous propose son propre calendrier de l’Avent ! Du 1er au 24 décembre, des articles en rapport direct avec Noël et la NBA ! Bien sûr, nous parlerons des Christmas Day Games mais aussi d’autres choses… On vous laisse le découvrir tout au long du mois !

Pour ce 3 décembre 2019 (jour juste avant ses 63 ans), découvrons l’histoire des 60 points de Bernard King, le 25 décembre 1984 !

Bernard King : l’enfant de Brooklyn, drafté par les Nets…

Bernard King naît le 4 décembre 1963 à Brooklyn (bon anniversaire Bernard !). Le petit King grandit dans le quartier de sa naissance. Très vite, il écume tous les playgrounds du Sud-Est de la Big Apple. Après le lycée, B. part faire son cursus universitaire à l’Université de Tennessee où il brille. First-team All-American tous les ans, l’ailier quitte sa fac au bout de 3 saisons (ce qui est à contre-courant de l’époque, où les joueurs restaient 4 saisons, soit le cursus universitaire américain complet) pour s’inscrire à la draft 1977.

Pensionnaires de NBA depuis la saison 1976-1977, après avoir été des légendes de ABA, les New York Nets sélectionnent Bernard avec le 7e choix. Très vite dans sa saison rookie, l’ailier de 2m01 pour 92 kilos s’impose comme un excellent joueur. Long et fin mais puissant et athlétique, King possède de très bonnes qualités pour finir fort près du cercle. De plus, il est également très à l’aise au poste bas et dispose d’un bon tir à mi-distance. Toutes ses qualités lui permettent de finir sa première saison à 24,2 points (à 48 % au tir) et 9,5 rebonds par match.

La saison suivante est du même acabit. Toutefois, le joueur de 23 ans aimait autant le basket que les sorties nocturnes, l’alcool et les filles. Les Nets en ont marre et l’échangent au Jazz. Le mariage Utah/King ne fait pas bon ménage. En effet, on voit plus le nom de Bernard King sur les tabloïds que sur les feuilles de match. King est à nouveau échangé à Golden State. En Californie, l’ailier se bat contre son addiction à l’alcool et peut enfin exprimer son talent. Cependant, malgré 2 saisons de niveau All-Star aux Warriors, King est encore une fois échangé à l’été 1982. Direction l’autre bout du pays : les New York Knicks.

… devenu légende des Knicks !

Bernard King est donc de retour dans sa ville de toujours : New York. Assez rapidement, il devient le chouchou du Madison Square Garden. Pour sa première saison sous le maillot orange et bleu, B. réalise un bel exercice sans pour autant crever l’écran. A noter tout de même que Bernard King et les Knicks sweep les… New Jersey Nets et… son frère Albert King !

La saison suivante, Bernard pose sa meilleure ligne de stats avec 26,3 points (à 57 % au tir !) et 5,1 rebonds par match. Il est All-Star pour la 2e fois de sa carrière. En playoffs, King est monstrueux. Au premier tour, il détruit les Young Bad Boys de Detroit avant de pousser les Celtics de Larry Bird en 7 matchs. On en vient donc à la saison 1984-1985 et à ce fameux soir de Noël 84.

Le récital de 1984-1985 et l’apogée du 25 décembre 1984

Durant les playoffs 1984, on sent qu’il s’est passé quelque chose, que King a passé un cap, que quelque chose de grand l’attend. L’ailier ne manque pas son rendez-vous et démarre sa saison sur les chapeaux de roue. Il devient assez rapidement le meilleur marqueur de la ligue avec une pointe à 52 points le 24 novembre contre les Pacers. Lors du match précédant celui de Noël, King plante 42 points.

Le match

Un match de Noël, au Madison Square Garden, contre la franchise qui l’a drafté : la pression est maximale. Cependant, comme tout grand joueur, Bernard se nourrit de cette pression. Il démarre excellemment bien le match, si bien qu’à la mi-temps, le compteur de points de King affiche 40. Il montre toute sa panoplie offensive ce soir là. Pénétration, jeu au poste bas, pull-up à mi-distance, provocation de fautes : tout y passe.

Bernard King termine le match avec 60 points (à 19/30 au tir et 22/26 aux lancers francs), 7 rebonds, 4 passes décisives, 5 balles perdues et… la défaite ! L’histoire ne le mentionne qu’assez peu, mais les Knicks perdent ce match au Garden contre les Nets : 120-114, avec une grosse deuxième mi-temps des visiteurs remportée 66-50. Ce match historique de King rejoint donc la liste des 19 performances à 60 points ou plus dans une défaite.

Une grosse blessure, un comeback et une triste fin

Malheureusement, 3 mois plus tard, King se blesse grièvement au genou. Après 2 ans de combat, il revient sur les parquets. Il n’est plus le même athlétiquement mais il se réinvente et redevient All-Star lors de la saison 1990-1991 (avec un match à 49 points contre… les Knicks !). Toutefois, lors de cette même saison, King se blesse à nouveau gravement au genou. Après une dernière page aux Nets en 1992-93 pour boucler la boucle, Bernard King met un terme à carrière.

Scoreur aussi inarrêtable qu’élégant, King n’a malheureusement pas eu la grande carrière que son niveau lui laissait espérer. Cependant, il a marqué la Big Apple de son empreinte, jusqu’à être le seul et unique Roi de New York.

Les précédentes cases du calendrier de l’Avent :

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