Calendrier de l’Avent : Cavs-Warriors le 25 décembre 2016, le summum de leur rivalité

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Illustration par Enzo

Pour ce mois de décembre, All Around – NBA vous propose son propre calendrier de l’Avent ! Du 1er au 24 décembre, des articles en rapport direct avec Noël et la NBA ! Bien sûr, nous parlerons des Christmas Day Games mais aussi d’autres choses… On vous laisse le découvrir tout au long du mois !

La 4e case s’ouvre et dévoile le Cavs/Warriors du 25 décembre 2016 !

Contexte

2014-2015

A l’été 2014, deux moves de deux franchises vont changer l’Histoire de la NBA. Quand l’un fait les gros titres, l’autre reste plutôt discret. Le retour de l’enfant prodigue LeBron James à Cleveland, après 4 ans à South Beach, qui secoue la planète basket. L’arrivée relativement discrète de Steve Kerr sur le banc des Golden State Warriors après 3 années d’un Mark Jackson incapable de faire franchir à son équipe un gros cap en playoffs.

Du côté de la Californie, cet exercice est celui de l’avènement d’une dynastie. Stephen Curry explose aux yeux du monde entier. Les Warriors pratiquent un beau basket sous la houlette de Steve Kerr et deviennent la meilleure équipe de la ligue : 67 victoires pour 15 défaites. Ils atteignent les finales NBA et retrouvent les Cavaliers de LeBron James. La franchise de l’Ohio a été moins dominatrice que celle de la Baie d’Oakland… jusqu’aux playoffs où elle a étrillé une à une les équipes adverses.

Les deux franchises abordent donc ces finales en grand dominateur de leur conférence. Toutefois, du côté des Cavs, Kevin Love est absent depuis le 1er tour face aux Celtics et Kyrie Irving a des pépins physiques lors de la finale de conférence face aux Hawks. Ce dernier joue tout de même le match 1 mais se blesse en fin de partie. Sans ses deux lieutenants, King James est esseulé mais porte les Cavaliers à bout de bras, qui parvient à accrocher les Warriors en perdant avec les honneurs en 6 matchs.

Le titre des Warriors a un goût amer. Certes, ils ont été dominateurs et sont champions, mais l’arrière-goût “blessures” est très prononcé. Ils ne reçoivent pas toute la légitimité qu’ils devraient avoir. Le rendez-vous est pris pour la revanche la saison suivante, avec tout le monde au complet cette fois-ci.

Credit : AP/Tony Dejak

2015-2016

Entre temps, les Warriors déroulent comme jamais une franchise n’a autant déroulé lors d’une saison régulière. 73-9. 73 victoires et 9 défaites. C’est leur bilan lors de cette saison 2015-2016, le meilleur de l’Histoire NBA. Stephen Curry est élu MVP à l’unanimité des votants, une première. De l’autre côté des États-Unis, la saison est plus compliquée à Cleveland. Des tensions en interne conduisent au licenciement du coach David Blatt à la mi-saison (malgré un très bon bilan de 30-11). Il est remplacé par un Tyronn Lue plus docile et plus proche de ses joueurs.

Toujours est-il qu’en playoffs, Cleveland déroule comme à son habitude, ne laissant que deux matchs à ses rivaux. A Golden State, le chemin est beaucoup plus tortueux. En finale de conférence, les Warriors sont menés 3-1 par le Thunder de Kevin Durant et Russell Westbrook. Les bleus, blancs et jaunes, vont trouver les ressources nécessaires pour remonter cet immense écart et vont faire ce que le Thunder n’est pas arrivé à faire : conclure la série.

D’un côté comme de l’autre, personne n’aborde la série avec des absents. Le show peut commencer. Golden State domine la série et mène 3-1. A partir de ce moment, on va être témoin de l’un des plus incroyables comebacks de l’Histoire de la NBA, voire du sport en général. Dans le sillage d’un LeBron James stratosphérique et d’un Kyrie Irving chirurgical, les Cavs remontent cet écart, gagnent cette série et repartent avec le trophée Larry O’Brien dans l’Ohio. Déception immense pour Curry et les siens, qui ne valident pas leur saison historique avec la bague de champion. Joie incontrôlé et incontrôlable pour James et les siens.

Credit : Bob Donnan / USA TODAY Sports

2016-2017

L’été 2016 arrive. Bob Myers, l’executive des Warriors, flaire la bonne affaire : Kevin Durant est disponible sur le marché des agents libres. Une anomalie du salary cap et un départ jamais pardonné plus tard, Kevin Durant est un Warrior.

Quelques mois plus tard, la saison démarre. L’intégration de Durant se passe très bien et les Cavaliers surfent sur la dynamique de juin 2016. Rajoutons à cela une soirée Halloween des Cavaliers placée sous le signe de la taquinerie et vous obtenez un match qui se promet d’être tendu. Les deux équipes se retrouvent donc pour un duel au sommet le 25 décembre.

Source : Complex

Le match

La Quicken Loans Arena est en feu pour accueillir le remake des dernières finales dans ce contexte si particulier. Le match a lieu à 14h30, heure locale, et à 20h30 en France. La planète NBA, que ce soit aux États-Unis ou en Europe, s’absente du repas de famille pour aller voir ce match, qui s’annonce de très haut niveau. La partie tiendra toutes ses promesses.

Durant tout le match, Golden State domine mais sans totalement faire le trou. Le plus gros écart du match est de “seulement” 9 points. Le match est serré, les deux équipes sont au coude à coude. Toutes les stars sont au rendez-vous. Le duel entre Kevin Durant et LeBron James est de très haute volée. Le match se dirige vers un money time de folie.

Money time de folie…

Quand, à 2mins20 de la fin du match, Kyrie Irving égalise après avoir fait un festival à Kevin Durant, le match devient épique. Sur la possession offensive suivante, Irving passe Curry en dribble sur la ligne de fond, sert James qui drive et qui finit l’action, avec la faute, grâce à un dunk surpuissant sur toute la défense des Warriors. 105-103 Cavaliers. Temps-mort Golden State.

LeBron James rate son lancer-franc et les Warriors trouvent un panier facile en-dessous, grâce à une belle exécution en ATO. Dans la continuité, Kyrie Irving se fait contrer par Klay Thompson et les Warriors lancent une contre-attaque. Durant remonte la balle et trouve Curry tout seul à 3 points. Le natif d’Akron (oui, Stephen Curry est bien né à Akron), alors dans un mauvais soir, 3/10 au tir et 1/6 à 3 points, climatise la salle avec ce tir à 3 points qu’il croit être décisif. C’est sans compter sur la capacité de réaction des Cavs et d’un Uncle Drew impérial dans le clucth time.

Le match devient fou et les maladresses s’enchaînent. James et Curry se jettent à terre pour un ballon. Le basket devient brouillon. Il n’y a pas de doutes : la pression se fait ressentir. Après un tir raté de Jefferson sur une possession hasardeuse, KD part en transition mais Kyrie intercepte la balle, split un pick and roll, et marque près du cercle grâce à un move acrobatique. Cleveland revient à un point.

Les Warriors font écouler du temps sur la possession suivante, trouvent un tir ouvert de Klay Thompson, il le met, mais trop tard : l’horloge des 24 secondes est dépassée. Les Cavaliers ont 13,5 secondes pour marquer. La balle est dans les mains de Kyrie Irving, bien évidemment. Il remonte le terrain avec Thompson en chien de garde. Irving drive sur la droite du panier, Klay est sur ses baskets, mais Kyrie spins, fait un fadeaway, arme son tir, et, malgré la bonne contestation de Thompson, le met. 109-108. 3,4 secondes. Les Warriors ne s’en remettront pas. Victoire des Cavaliers.

Credit : retransmission télévisée de la NBA

L’après

En finales NBA, l’excitation sera beaucoup moins forte. Les Warriors atomisent 4-1 des Cavaliers pas assez forts pour lutter contre, ce que l’on peut considérer comme la meilleure équipe NBA de tous les temps.

Après ces finales 2017, Kyrie Irving partira à Boston et la rivalité historique entre Cavaliers et Warriors ne sera jamais aussi exacerbée que ce soir de Noël 2016.

Les précédentes cases du calendrier de l’Avent :

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