Calendrier de l’Avent : Joyeux P***** de Noël

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Illustration par Flo

Pour ce mois de décembre, All Around – NBA vous propose son propre calendrier de l’Avent ! Du 1er au 24 décembre, des articles en rapport direct avec Noël et la NBA ! Bien sûr, nous parlerons des Christmas Day Games mais aussi d’autres choses… On vous laisse le découvrir tout au long du mois !

Aujourd’hui, plongeons-nous dans la magie de Noël en vous souhaitant, en collaboration avec Larry Bird, un “Joyeux Putain de Noël” !

Larry Bird : une légende

Larry Bird est une légende du basketball. A tel point que son surnom n’est autre que… Legend. Tout simplement. 3 titres, 3 MVPs de saison régulière, 2 MVPs des finales, 12 fois All-Star, 10 fois All-NBA, 3 fois All-Defensive, rookie de l’année en 1980 : le palmarès de Bird est bien fourni. Au-delà d’être une légende du jeu, Larry était également un monstre sacré d’un autre sport au moins aussi reconnu : le trash-talking.

Rappel : le trash-talking

Le trash-talking, que l’on pourrait traduire par “chambrage” ou “provocation” en français, désigne le fait d’insulter ou de chambrer un adversaire (voire un coéquipier pour certains). Cette pratique a pour but d’intimider l’adversaire, de le faire sortir de ses gongs, de “rentrer dans sa tête” ou tout simplement de se moquer de lui. Cette histoire de Noël en est l’un des meilleurs exemples.

Chuck Person : bon joueur, bon trash-talker

Chuck Person est le 2e protagoniste de cette histoire. Il a eu une belle carrière NBA. Jamais All-Star, alors qu’il aurait pu l’être, Chuck n’en était pas moins un bon joueur de basket. L’ailier des Pacers de 1986 à 1992 a signé 6 saisons à 17 points par match ou plus. De prime, Person avait la langue bien pendue. Adepte du trash-talking, ailier, jouant pour l’Indiana natal de Larry, sa relation avec Bird ne pouvait donc être qu’électrique sur les parquets…

Larry Bird / Chuck Person : meilleurs ennemis dans un respect infini

Lorsque Chuck Person arrive en NBA lors de la saison 1986-1987, Larry Bird est au sommet de son art. En effet, il vient de remporter son 3e titre de champion NBA, son 3e titre de MVP et son 2e titre de MVP des finales. Il domine outrageusement la ligue. Lors du 1er Celtics-Pacers de la saison, Bird roule sur Person : 38 points (à 70 % au tir, 50 % à 3 points et 90 % aux lancers), 11 rebonds et 8 passes décisives en 32 minutes dans une victoire de 31 points des Bostoniens. Gold Hand est cependant conquis par le rookie des Pacers, à tel point que, en fin de match, ses mots envers le jeune joueur sont réconfortants :

Ne te décourages pas. T’es un grand joueur. Julius (Erving) m’a fait pareil à mes débuts.

De là, les deux ailiers vont autant se battre à coup de mouvements de lèvres qu’à coup de tirs à 3 points. La liste de leurs histoires de trash-talking est aussi touffue que la chevelure dorée de Bird. Le paroxysme de cette rivalité vocale sera le 26 décembre 1990…

Merry Fucking Christmas

Depuis la saison 1988-89, Bird souffre affreusement du dos. Il n’est plus le même sur le parquet. Son déclin est inéluctable. Toutefois, il arrive à rester un All-Star indiscutable grâce, notamment, à sa science du jeu, malgré une baisse de ses capacités physiques. Bird vient de fêter, au mois de décembre 1990, ses 34 ans. Person, au contraire, est dans son prime.

On en arrive donc à la fabuleuse histoire du lendemain de Noël 1990 où Celtics et Pacers se retrouvent.

Lors de la conférence de presse d’avant-match, Person, surnommé The Rifleman (c’est-à-dire “l’homme au fusil” ou encore “le tireur”), entend bien “chasser l’oiseau” (“Bird” signifiant “oiseau”). A la suite de ces propos, Larry vient discuter avec Chuck à l’échauffement. Le joueur des Celtics lui souffle qu’il a un cadeau pour lui. Et alors que le match tourne clairement à l’avantage des Celtics, Bird rentre un gros 3 points dans le corner devant le banc des Pacers où Person était assis. Le natif de West Baden Springs se retourne alors vers son meilleur ennemi et au moment où le ballon transperce les filets, lui adresse un mythique :

Merry Fucking Christmas !

Ce “Joyeux Putain de Noël” reste, à ce jour, l’une des (si ce n’est la) punchlines les plus mythiques de Larry Bird !

Les précédentes cases du calendrier de l’Avent :

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