Lettre ouverte à Kobe Bryant

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Highsnobiety / Neil Bedford for Highsnobiety

Kobe Bryant.

Depuis dimanche soir, ton nom résonne dans ma tête au milieu du silence assourdissant dans lequel l’annonce de ton décès m’a plongé.

Ce dimanche 26 janvier, à 20h32, la balle orange s’est arrêtée de tourner. Un premier tweet : “C’est vrai pour Kobe ???”. L’incompréhension. Puis deux. Puis dix. Le doute. Puis des milliers, des millions. La confirmation.

La confirmation qu’une légende de la NBA, du basket et du sport en général s’en est allée laissant derrière lui des centaines de souvenirs à des millions de fans.

Jeune âge oblige, je n’ai pas eu la chance de suivre la NBA pendant ton prime. Pourtant, j’ai tellement de souvenirs de cette période. Les 15 minutes avant de partir à l’école durant lesquelles je regardais les résumés des matchs de la nuit, le top 10, les highlights… À l’époque, un joueur m’avait tapé dans l’œil plus que les autres : c’était toi. Je me souviens des commentaires de mon père pendant que tu rentrais des tirs toujours plus compliqué les uns que les autres : “Ah, la spéciale !”, quand tu rentrais un fadeaway après avoir fait étalage de ton footwork. “Pfff, de mieux en mieux” quand il t’a vu rentrer ton tir depuis derrière le panier, mélangeant admiration et consternation. “OHHH ! Sur un pied et avec la planche !” quand il a vu ton buzzer-beater contre Miami pour la 1ère fois. Je n’avais encore jamais vu un de tes matchs en entier mais t’étais, à mes yeux, le meilleur joueur du monde.

Je me souviens de tous ces entraînements durant lesquels je tentais de reproduire ta dernière action, ton dernier buzzer-beater en criant “KOBEEEEE”… jusqu’à ce que je touche l’arceau.

Je me souviens te voir à terre, face à Golden State, ta main au niveau de ton talon gauche. Mettre tes 2 lancers-francs sur une jambe. Recevoir une standing ovation du Staples Center. Apprendre que tu t’es fait une rupture du tendon d’Achille et me dire qu’on ne verra plus jamais le Kobe que j’ai idolâtré.

Pourtant, ce fut avec la même passion que j’ai regardé le dernier match de ta carrière. Un dernier match qui a relayé le record des Warriors au second plan. Un dernier match que tu as terminé vidé de toute énergie. Mais surtout un match terminé à 60 points. A l’image du personnage…

Depuis ta retraite, tu t’étais consacré, entre autre, à la probable future carrière de ta fille Gianna, partie avec toi tout comme 7 autres personnes. Depuis dimanche, chaque image de vous deux sur le bord du terrain est un crève-cœur. Car en plus des souvenirs qui ressurgissent et la nostalgie qui les accompagne, ce sont surtout des promesses d’avenir qui disparaissent.

Tu étais une leçon de passion, de perfectionnisme, d’amour du jeu et de mentalité. Pour le basket mais pour le monde du sport en général. C’était également des faces beaucoup plus sombres. De tes excès sur le terrain à tes déboires extra-sportives, tu étais loin d’être parfait. Mais c’est aussi cette ambivalence et ces paradoxes qui entretenaient ta légende.

Tu as passé la moitié de ta vie sur les parquets et j’ai passé la moitié de la mienne à regarder, à admirer et à m’inspirer de tes exploits dessus.

Alors, pour avoir construit mes premiers souvenirs de NBA, pour le modèle que tu représentais, pour les rêves que t’as suscité et pour tout le reste : MERCI !

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