Kobe Bryant : notre hommage

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Illustration par Jeff

On a cherché comment rendre hommage de la meilleure façon à cette légende qu’est Kobe Bryant. On a d’abord pris un peu de recul pour avoir la meilleure idée possible. Puis quand on a trouvé, on a pris encore un peu plus de temps pour écrire. Mais le voici, notre hommage envers Kobe Bryant. Certes, assez simple, dans des tons assez différents, mais d’une grande sincérité.

Greg :

Je mets les choses au clair tout de suite : je suis un hater de Kobe Bryant. Je n’étais pas un grand fan du joueur, ni de l’homme (tout du moins de ce qu’il en montrait dans les médias). Cependant, je ne peux que respecter l’immense joueur qu’il a été, qui grâce à son éthique de travail hors normes, est devenu une légende de la NBA. En toute logique, j’ai donc été abasourdi par sa mort tellement elle est arrivée brutalement. C’est extrêmement triste de mourir si tôt, alors qu’il avait encore tant de choses à accomplir. Comment ne pas penser à sa fille également ? Décédée dans le même accident à seulement 13 ans… C’est terrible.

JB :

Depuis dimanche soir, ton nom résonne dans ma tête au milieu du silence assourdissant dans lequel l’annonce de ton décès m’a plongé.

Jeune âge oblige, je n’ai pas eu la chance de suivre la NBA pendant ton prime. Pourtant, j’ai tellement de souvenirs de cette période. Les 15 minutes avant de partir à l’école durant lesquelles je regardais les résumés des matchs de la nuit, le top 10, les highlights… À l’époque, un joueur m’avait tapé dans l’œil plus que les autres : c’était toi. Je me souviens des commentaires de mon père pendant que tu rentrais des tirs toujours plus compliqué les uns que les autres : “Ah, la spéciale !”, quand tu rentrais un fadeaway après avoir fait étalage de ton footwork. “Pfff, de mieux en mieux” quand il t’a vu rentrer ton tir depuis derrière le panier, mélangeant admiration et consternation. “OHHH ! Sur un pied et avec la planche !” quand il a vu ton buzzer-beater contre Miami pour la 1re fois. Je n’avais encore jamais vu un de tes matchs en entier mais t’étais, à mes yeux, le meilleur joueur du monde.

Tu as passé la moitié de ta vie sur les parquets et j’ai passé la moitié de la mienne à regarder, à admirer et à m’inspirer de tes exploits dessus. Alors, pour avoir été mes premiers souvenirs de NBA, pour le modèle que tu représentais, pour les rêves que t’as suscité et pour tout le reste : MERCI !

Ceci est un (long) extrait de sa lettre ouverte que vous pouvez trouver ici : Lettre ouverte à Kobe Bryant

Simon :

Kobe,

je ne t’ai connu que tard, je n’ai connu que tard ce beau sport qu’est la NBA, mais je ne peux dissocier les deux. Je kiffe le Thunder depuis que je suis la NBA, depuis que je suis tombé sur cette série de playoffs entre Lakers et Thunder au début des années 2010.

Comment raconter le coup de foudre que j’ai pu avoir avec cette ligue qui est inévitablement passé par toi et Russ, c’est impossible. J’ai bien évidemment tenu à être présent pour ce dernier rendez-vous que tu nous avais donné, ce soir d’avril 2016, quand tu passais pour beaucoup de fans de basket du statut de légende à celui d’icône du sport, avec ce match qui était totalement à ton image. C’est la première fois que j’ai pu lâcher une p’tite larme pour du basket. La dernière ? Ce fut ce dimanche soir, alors au stade devant Lille-PSG, match que j’attendais depuis plusieurs semaines, un rendez-vous magnifique qui devint totalement anecdotique, quand quelques minutes avant le coup d’envoi j’appris la pire nouvelle possible. Avec Gigi, tu nous as quitté dans un drame immense, laissant derrière vous une planète du sport endeuillée à jamais. J’espère que de là-haut tu vois tous les hommages qui se sont multipliés tout ce début de semaine dans le monde entier, où chacun savait apprécier tes accomplissements, ton évolution et ton éthique de travail, qui demeureront des modèles éternels pour de nombreux sportifs. J’espère que de là-haut tu continues à apprendre à Gigi les fondamentaux de ce magnifique sport qu’est le basket, afin qu’elle puisse régner sur la discipline à son tour.

Rest In Peace Legend.

Axel :

Qu’il est compliqué de mettre des mots sur des émotions. Parfois le plus simple c’est de se taire et d’attendre. Mais pas pour Kobe, ce n’était pas son genre, ni ce qu’il aurait voulu.

D’ailleurs je l’en remercie, sans lui je ne me serais sûrement jamais intéressé à la NBA. Le basket, c’était peut-être le 6e ou 7e sport dans la famille, dont on ne parlait vraiment quand il n’y avait rien d’autre à la télé. Puis j’ai découvert Kobe, je me suis dit que, quand même, c’était pas top ce sport où il fallait donner tous les ballons au même mec et s’écarter. Mais après avoir regardé jouer d’autres équipes, j’ai compris que ce n’était pas une règle d’ensemble de ce sport. J’ai vite compris que ce mec était différent. Qu’il était prêt à tout pour gagner. Vraiment tout, y compris laisser ses tripes sur un parquet, ou dans une salle de muscu’. Quel exemple que de voir quelqu’un se donner autant pour sa passion, surtout à 15 ans quand on a la flemme de tout. Pourquoi lui il pourrait le faire et pas moi ?

Je n’ai jamais réellement aimé le voir jouer, il avait beau être fort, beaucoup d’autres joueurs m’ont beaucoup plus fait apprécier le basket que lui. Mais personne ne m’a autant motivé d’un point de vue sportif. Si lui a réussi à devenir l’un des meilleurs joueurs de basket de tous les temps, avec une éthique de travail immense, pourquoi je n’essaierais pas de juste faire de mon mieux aussi ? L’homme était un travailleur, l’homme restera un modèle, un exemple. Le travailleur le plus acharné que je connaisse, qui m’a permis de me rendre compte des efforts fournis par les gens autour de moi. Qui m’a poussé à travailler plus, à donner plus, pour moi et pour les autres.

Dimanche soir nous avons perdu un basketteur d’exception, certes. Nous avons surtout perdu un homme exemplaire, qui connaissait le sens du mot travail. Nous avons aussi perdu un père de famille.

Repose en paix Kobe, avec ta fille et tes amis, nous n’oublions pas ce que tu as fait et pour ma part, je continue de m’en inspirer.

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