La Mock Draft 2020 d’All Around – NBA

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Illustration par Jeff
Illustration par Jeff

A quelques heures de la draft 2020, la rédaction d’All Around – NBA vous propose sa mock draft ! Nous vous proposons les 14 premiers choix ! Ne perdons pas plus de temps, voici le gros tableau :

Le gros tableau

Voici la justification pour chacun des choix :

ChoixÉquipeJoueurPositionNationalité
1Minnesota TimberwolvesAnthony EdwardsArrièreÉtats-Unis
2Golden State WarriorsJames WisemanPivotÉtats-Unis
3Charlotte HornetsLamelo BallMeneurÉtats-Unis
4Chicago BullsDeni AvdijaAilier/Ailier-fortIsraël
5Cleveland CavaliersIsaac OkoroAilierÉtats-Unis
6Atlanta HawksTyrese HaliburtonMeneur/arrièreÉtats-Unis
7Detroit PistonsKillian HayesMeneurFrance
8New York KnicksObi ToppinIntérieurÉtats-Unis
9Washington WizardsOnyeka OkongwuPivotÉtats-Unis
10Phoenix SunsKira Lewis Jr.MeneurÉtats-Unis
11San Antonio SpursPatrick WilliamsAilier/Ailier-fortÉtats-Unis
12Sacramento KingsDevin VassellArrière/ailierÉtats-Unis
13New Orleans PelicansTyrese MaxeyMeneur/arrièreÉtats-Unis
14Boston CelticsSaddiq BeyAilier/Ailier-fortÉtats-Unis

Choix numéro 1 : Anthony Edwards

Le premier choix a fait débat à la rédaction. En attendant d’éventuels trades, nous sommes partis du principe que les Wolves sélectionneront un joueur amené à rester dans le Minnesota. Dans cette optique, Anthony Edwards fait le plus de sens.

Arrière au physique NBA-ready, capable de se frayer un chemin jusqu’au cercle, Edwards a également montré une vision du jeu correcte en NCAA. Sa défense pose question, au même titre que sa propension à forcer sur un tir extérieur pas encore fiable. Mais le potentiel du garçon est extrêmement intéressant, et s’il parvient à gommer rapidement les principaux défauts de son jeu, alors le fit offensif avec D’Angelo Russell et Karl-Anthony Towns peut vite devenir très intéressant pour Ryan Saunders.

Choix numéro 2 : James Wiseman

Le long pivot des Tigers de Memphis (haut de 2m13 avec une envergure de 2m28) est un prospect des plus intrigants. Seulement 3 matches en NCAA sur la saison passée à cause d’une suspension, les échantillons disponibles de l’Homme-Sage sont limités. Malgré ça, il semble évident qu’il portera une casquette aux couleurs jaune et bleu le soir de la draft. Pourquoi ? Lors de ses matches, il a montré des choses dont les Warriors ont besoin : un big men, capable de gober du rebond, mobile, qui a montré qu’il était capable d’être une tour de contrôle, aussi bien en attaque qu’en défense. Il sera d’ailleurs plus attendu pour ce deuxième aspect que le premier, chose qui lui rendra l’arrivée en NBA peut-être plus simple ?

Des questions se posent sur son mental, son envie de jouer au basket-ball. Existe-t-il un meilleur endroit que Golden State pour James Wiseman, lui qui sera entouré de Curry, Klay, Draymond et Kerr pour lui donner envie de jouer, lui inculquer une culture de la win ? Si tout se passe bien pour Wiseman, une longue carrière NBA l’attend.

Choix numéro 3 : Lamelo Ball

LaMelo est un des prospects au potentiel le plus élevé de cette draft, avec un cursus pré draft assez atypique, en passant par la Lituanie et l’Australie. Mais s’il intéresse potentiellement les 30 franchises NBA, ce n’est pas pour ses talents de voyageur : il s’agit plutôt de ses qualités plus qu’avancées pour son âge, à initier et diriger l’attaque de son équipe.

En transition comme sur Pick & Roll, il peut porter la balle et gérer les phases offensives, en ayant déjà démontré une très grande maturité dans ce secteur, à seulement 19 ans. Sa vision de jeu et sa grande taille pour un meneur (plus de 2 mètres), lui donne un avantage conséquent dans ce domaine. Même si son manque de shoot extérieur, son intérêt limité pour la défense et la possible influence de son père peuvent freiner les franchises, difficile pour des Hornets en manque de talent, de passer à côté d’un potentiel All-Star en #3.

Choix numéro 4 : Deni Avdija

Chez les Bulls, hormis LaVine, personne ne semble intouchable et tous les postes possibles à prendre. Cette simple perspective devrait suffire à motiver Avdija pour une saison entière, tant le compétiteur en lui en veut toujours plus. Il a déjà quelques références allant dans ce sens, dont son titre de MVP du championnat israélien à 19 ans et des minutes gagnées en Euroleague.

Il possède donc un plancher assez élevé, auquel on peut ajouter une polyvalence très intéressante. En effet, il est capable de tout faire à un niveau décent sur un terrain, en attaque comme en défense. Cela peut aussi être une forme de lacune chez lui, vu qu’il n’a pas d’attribut élite pour en faire un argument de vente à la draft. On peut rajouter à cela ses limitations physiques et son tir pas tout à fait fiable. Mais dans un contexte de concurrence saine, Avdija pourrait être un des prospects les plus mûrs de cette draft.

Choix numéro 5 : Isaac Okoro

Le jeune freshman d’Auburn, maison mère de Charles Barkley, est considéré comme le meilleur défenseur sur l’homme de cette draft. Cet ailier de 1m98 pour 98 kilos est musclé comme un buffle… et il en a aussi la mentalité. Il prend plaisir à réduire l’attaquant adverse à 0, anéantissant tous ses espoirs. Ses qualités défensives s’expliquent par son physique exceptionnel (explosivité, verticalité, déplacements latéraux déjà d’élite) mais aussi par son mental de gagnant, en plus d’être doté d’un QI basket plus que respectable.

Il est alors difficile de ne pas voir le fit avec les Cavaliers, que ce soit sur le moment ou sur le long terme. Une défense historiquement nulle, qui n’a pas de leader établi : Okoro est l’un des meilleurs fits possibles. Il ne sera certainement pas ROY à cause de ses limitations offensives (quid de son shoot derrière l’arc qui ne s’élève qu’à 28% sur 2.5 tentatives par match ?), mais il sera déjà impactant, encore plus dans cette équipe de Cleveland, où il pourra inculquer une vraie culture défensive.

Choix numéro 6 : Tyrese Haliburton

Le meneur d’Iowa State a vu sa cote grimper en flèche à l’approche de la draft. Il pourrait partir un peu plus haut, notamment à Chicago. S’il venait à tomber jusqu’à la 6e place, Atlanta serait une très bonne franchise pour son développement. Au sein d’un projet jeune, Haliburton viendrait combler un besoin majeur : celui d’un meneur back-up solide au relais de Trae Young. Mieux, les capacités sans ballon de l’ancien Cyclone indiquent qu’il pourrait tout à fait évoluer, par séquences, aux côtés de la star locale, sans perdre en efficacité. Très bon sur catch-and-shoot, Haliburton n’est en revanche pas encore fiable sur son tir en sortie de dribble.

Choix numéro 7 : Killian Hayes

Cocorico ! Tout droit sorti du club allemand du Ratiopharm Ulm, Hayes peut potentiellement être le français le plus haut drafté de l’histoire. Lui qui a tout juste 19 ans, est plutôt grand pour son poste : 1m98 pour une envergure de 2m06. Des mensurations qui viennent compenser son physique, lui qui n’est pas élite, même s’il reste un athlète respectable.

Son expérience à Ulm lui aura été rentable : il avait la confiance de son coach, et jouait la majorité du temps balle en main. Très bon créateur pour son âge, que ce soit pour lui ou pour les autres, son pick’n’roll est déjà « NBA-Ready » lui qui affrontait des adultes. Cependant, sa main gauche à beau être fiable, des questions se posent sur sa capacité à jouer sans ballon, ainsi que sur sa capacité à sanctionner de loin.

Il apporte cependant des certitudes qui font de lui un pick solide : du playmaking, de l’intelligence de jeu, une défense plus qu’honnête et surtout du TALENT. Chose dont Detroit manque cruellement, encore plus sur les lignes arrière. Certes, Derrick Rose est présent, mais il risque d’être trade étant donné que le bouton « reconstruction » est prêt à être activé à tout moment dans Motor City (si ce n’est pas déjà le cas…). Qui plus est, qui ne rêve pas de voir des alley-oop Killian-Sekou ? La french connexion peut s’imposer dans le rebuild de Detroit, d’autant plus que Troy Weaver a fait de la place en envoyant Bruce Brown à Brooklyn.

Choix numéro 8 : Obi Toppin

Les rumeurs affirment que les Knicks adorent Obi Toppin. Encore disponible dans notre mock draft, on n’imagine pas Leon Rose passer son tour sur le sophomore de Dayton. Très bon attaquant mais défenseur très suspect, Toppin apporterait énormément à l’attaque new-yorkaise. Pour rappel, l’an passé, les Knicks possédaient le 28e offensive rating de la ligue, avec 106,5 pts marqués sur 100 possessions.

Malgré son âge (22 ans), Toppin possède encore une belle marge de progression. Excellent finisseur en NCAA (69,8% à 2 pts), son tir extérieur est également solide (39%), bien que ce ne soit pas l’arme principale de son jeu. S’il pourrait se positionner comme un favori pour le titre de rookie de l’année, Toppin devra cependant faire de gros progrès en défense s’il veut durer dans la grande ligue.

Choix numéro 9 : Onyeka Okongwu

Avec le retour de John Wall et leur flexibilité inexistante, les Wizards veulent gagner maintenant. Pour cela, Onyeka Okwongu peut faire sens s’il est encore disponible en 9. Il a le profil idéal pour aider l’autoproclamé « meilleur backcourt de la ligue ». En effet, avec une protection de cercle solide, une polyvalence défensive très intéressante sur les intérieurs voire des postes 3, il peut être le rim-runner parfait pour cette équipe, bien plus que Thomas Bryant.

Offensivement, c’est un très bon partenaire de Pick & Roll avec de solides écrans et une bonne finition près du cercle. Son shoot dans le périmètre n’est pour l’instant pas une de ses armes mais ses pourcentages aux lancers l’année dernière sont encourageants (70%). Il aura donc besoin de création pour exister et le duo Wall/Beal semble être idéal pour l’aider à se développer au mieux.

Choix numéro 10 : Kira Lewis Jr.

L’arrivée de Chris Paul dans l’Arizona ne devrait pas remettre en cause la volonté des Suns de drafter un meneur. Malgré la présence d’Elie Okobo, Cameron Payne et éventuellement de Jevon Carter, le front office de Phoenix vise clairement à renforcer ses lignes arrières. À ce stade, Kira Lewis Jr. semble être le meilleur choix possible.

Meneur supersonique, c’est un véritable bolide en transition. Il est également capable d’opérer en catch-and-shoot, ce qui lui permettrait de gratter de solides minutes aux côtés de Paul ou de Devin Booker. Volontaire et combatif en défense, il est cependant lourdement handicapé par son physique encore très frêle. Un rôle similaire à celui de Terry Rozier à ses débuts pourrait l’attendre dans la Valley. Et avec un mentor comme CP3, Lewis Jr. aurait toutes les armes pour gommer sa propension à perdre le ballon (3,8 turnovers par match l’an passé).

Choix numéro 11 : Patrick Williams

Un lottery pick qui n’a jamais commencé un match de NCAA ? Un jeune revanchard, dur au mal, qui a toujours été sous-côté et cela depuis ses années lycée ? Voici Patrick Williams, élu récemment 6e homme de l’année avec son équipe de Florida State dans l’ACC (Atlantic Coast Conference), tout en étant un membre clé du collectif. Haut de 2m03, il s’est imposé comme l’un des meilleurs défenseurs de cette draft grâce à sa polyvalence, lui qui était envoyé par son coach sur les porteurs de balle adverse, démontrant qu’il est capable de défendre sur plusieurs postes.

Il subsiste cependant quelques interrogations sur son jeu offensif : certes, son jeu sans ballon est remarquable, mais ce n’est pas une menace, et cela à plusieurs niveaux. Pas nécessairement doué quand il s’agit du tir extérieur, il a cependant montré des flashes intéressants à la création. Il ne faut pas oublier qu’il est jeune, et que la maison Spurs est idéale quant au développement de jeunes dans ce genre. On pense évidemment à Kawhi Leonard, qui était au début un joueur dont on n’attendait rien en attaque si ce n’est mettre ses shoots, lui qui s’imposait grâce à sa défense sur l’homme. Ce jeune diamant aura le temps d’évoluer dans le Texas, d’autant plus qu’il n’y a aucun enjeu à court terme pour les Spurs, si ce n’est offrir une belle fin de carrière à coach Pop.

Choix numéro 12 : Devin Vassell

Nous restons à Florida State, mais cette fois-ci pour un prospect quelque peu différent. Coéquipier de Patrick Williams, mais lui était titulaire. Il y a des ressemblances entre les deux prospects, notamment le fait que les deux ont été sous-côté durant leurs parcours pré-NCAA. Devin est lui aussi connu pour sa polyvalence défensive, un swingman long de 2m01, capable de défendre sur les postes 1 et 2, mais aussi capable d’embêter les ailiers grâce à sa longueur et son sens du placement.

Grâce à son mental d’acier et ses qualités en catch’n’shoot, il représente le role player parfait. Il n’excelle cependant pas dans la création, notamment pour lui-même, mais cela se travaille, et il ne fait aucun doute qu’il passera du temps dans les gymnases afin de peaufiner ce défaut. Lui qui devrait être efficace de suite, représente un complément de qualité dans cette équipe des Kings qui cherche à se construire afin de rejoindre les PO pour la première fois depuis 2006. Avec un Buddy Hield sur le départ (nombreuses rumeurs de trade) et un Bogdanovic qui vient tout juste d’être envoyé dans le Winsconsin, nul doute que Vassell saura impacter son équipe directement, par sa défense et son mental, afin de renforcer cette équipe des Kings qui a besoin de stabilité afin de retrouver le chemin de la post season.

Choix numéro 13 : Tyrese Maxey

Avec le trade de Jrue Holiday vers les Bucks et l’arrivée d’Eric Bledsoe aux Pels, les perspectives extérieures sont assez obscures. Le back-court titulaire pourrait donc être composé de Bledose et de Lonzo Ball avec Josh Hart en arrière remplaçant. La place en tant que back-up meneur serait donc totalement libre pour Tyrese Maxey.

Joueur au profil extrêmement agressif offensivement, qui adore attaquer le panier et qui finit extrêmement bien au cercle. Le jeu proposé par Calipari à Kentucky étant assez stéréotypé, on ne sait pas trop si le manque d’imagination de l’équipe cette année vient du coach ou de Lewis, on connaît cependant le passif des guards de Kentucky après la Draft. Mais la plus grosse interrogation et marge de progression vient du shoot. Sa mécanique est propre, ses pourcentages aux lancers sont bons (plus de 80%) mais ses shoots à 3 points ne rentrent pas. Moins de 30% sur l’année, mais on compte sur Lonzo pour l’aider, lui qui a beaucoup progressé sur sa réussite longue distance depuis son arrivée en NBA.

Choix numéro 14 : Saddiq Bey

Côté Celtics, le besoin d’un poste 5 de très haut niveau ne peut pas être réglé à ce stade de la draft. Boston ayant également besoin de scoring en sortie de banc, Saddiq Bey apparaît comme le profil idéal. Poste 3-4 formé à l’excellente école de Villanova, Bey a toutes les armes pour remplir un rôle de 3-and-D, très prisé dans la NBA actuelle.

Capable de convertir 45% de ses tentatives longues distance en NCAA, l’ailier pourrait contribuer immédiatement au relais de Jayson Tatum. Mieux, si sa défense n’est pas élite, son physique devrait se transposer parfaitement au jeu NBA. Bey devrait donc tenir ses vis-à-vis dès sa saison rookie. Mais s’il veut gratter des minutes dans la rotation d’un candidat au titre, c’est bien son pourcentage au tir qui fera la différence.

Illustration de Une par Jeff

Mock draft écrite par Alex, Axel et Matthieu.

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