Les Bonnes Mauvaises Affaires #2 : Boston-Brooklyn, le savoir-faire des bonnes affaires

Posted on

Si comme nous à All Around – NBA vous suivez la NBA depuis un petit moment déjà, vous devez sûrement avoir quelques exemples en tête si je vous parle des bonnes pioches de trades. Dans cette série on vous parlera de trades qui ont marqué l’histoire ou qui ont permis de fortement renforcer une équipe, alors que sur le papier elle partait perdante de ce trade.. Vous me suivez ? Peu importe, installez-vous et préparez-vous pour le récit historique de papi

Qu’est-ce qui vous choque ? Le génie de Danny Ainge ou l’utopie incroyable des Nets. Laissez-moi vous rappeler les faits des deux côtés.

Boston, en 2013 est sur le déclin d’une belle période : 2 finales NBA en 2008 et 2010 dont la première qui s’est soldée par une magnifique victoire de Boston contre le rival éternel (4-2 VS Lakers), titre qu’ils ont notamment acquis grâce au meilleur joueur de l’histoire, Brian Scalabrine. Les C’s sont armés d’un big three (four ?) depuis 2007 : Paul Pierce, Kevin Garnett, Ray Allen auquel on peut ajouter Rajon Rondo. Mais après une saison 2012-2013 décevante (7ème à l’Est) et une élimination au 1er tour contre les Knicks (oui, les Knicks…), Danny Ainge et la maison verte décide d’opérer un virage à au moins 900 degrés : Trader Paul Pierce, Kevin Garnett (qui sont considérés comme les franchise players des C’s) ainsi que des roles players. Mais à cette époque, KG et Pierce ne sont plus les athlètes qu’ils étaient auparavant, donc comme dans chaque trade, il faut trouver un pigeon pour les recueillir.

Et ce pigeon fut tout trouvé. Un soir de juin 2013, Danny Ainge et le front office des Nets partagent une fabuleuse conversation téléphonique qui changera littéralement le visage de ces deux franchises.  

Côté Nets, la belle époque des années 2000 avec Jason Kidd, Vince Carter et Richard Jefferson (entre autres) est bien loin derrière. Les Nets restent sur 5 saisons de suite sans post-season et ils loupent en plus le transfert de Dwight Howard en 2012, qui aurait pu former un duo ultra performant avec Deron Williams. D-Will qui était à l’époque un des meilleurs meneurs de la ligue (21 pts de moyenne en 2011-2012 aux Nets). Et après une saison de nouveau décevante, les Nets passent l’Hudson et Manhattan et s’installent dans le quartier de Jay’Z. De 1977 à 2012, les Nets occupent le New Jersey et vont 2 fois en finale en 2002 et 2003. Et pour marquer un tel tournant, Mikhaïl Prokhorov, proprio des Nets veut construire une équipe ultra compétitive pour gagner le titre dans les 3-4 années à venir. Et c’est ici qu’intervient notre trade.

En effet, les deux équipes ayant des intérêts communs et les Nets ayant loupé Howard un an auparavant, ce trade fut extrêmement simple à se mettre en place.

Le trade comprenait donc en tout est pour tout:

  • Brooklyn envoie : Gerald Wallace, Kris Joseph, Kris Humphries, MarShon Brooks, Kris Joseph, Keith Bogans et les premiers tours des Nets pour 2014, 2016, 2018 (+ un swap de picks en 2017)
  • Boston envoie : Paul Pierce, Kevin Garnett et Jason Terry

Ce qui a suivi ce trade est mitigé pour les deux équipes, comme pour les Clippers et Cleveland dans notre premier épisode

Nous avons premièrement assisté à une plus forte domination des Nets, qui possédaient un meilleur 5, entièrement All-Star : Deron Williams, Joe Johnson, Paul Pierce, Kevin Garnett et Brook Lopez. Ils participent trois saisons de suite aux playoffs en 2013, 2014 puis en 2015. Ils atteignirent seulement les demis-finales de conférence en 2014 où ils se firent sortir par le Heat, dans la dernière année de LeBron en Floride. Mais comme on s’y attendait fortement, le 5 se faisait beaucoup trop vieux pour rester compétitif face aux équipes plus jeunes (Heat, Pacers, Hawks…) et donc c’est un déclin inévitable qui entraîne la chute des grands Nets des années 2010. Depuis cette année 2015, les Nets n’ont pas remis un pied en playoffs et sont un peu la risée de la NBA comme l’ont été les Sixers pendant une longue période. En même temps, vous construisez une équipe de vieux (on va pas se le cacher) qui va tenir deux-trois ans au maximum et vous envoyez trois picks en échange, il y a un soucis de management là, non ? Le principe est de construire une équipe avec des jeunes joueurs ou de trader tout le quartier pour ramener des pré-retraités ? Surtout que tout ça a bien profité à Boston.

En effet, les C’s eux galèrent pendant une saison, ils loupent juste les playoffs en 2014 et sont de retour l’année suivante. Avec tout le respect que l’on doit à Gerald Wallace, Kris Humphries et consort, ce sont les TDD qui semblent les plus intéressants. Comme Brooklyn fait les playoffs en 2014, le pick est pourri mais les C’s eux draftent bien vu qu’ils ne font pas les playoffs (Marcus Smart). Ensuite, en 2015, ils ne se contentent que de leur pick mais 2016 leur sourit. En effet, étonnamment les Nets finissent 14ème à l’Est et ont un des pires bilans ce qui envoie le pick 3 à Boston (Jaylen Brown). En attendant, Danny Ainge ayant fait un taff incroyable (étonnant ?) Isaiah Thomas et Al Horford débarquent à Bean Town. Un bel effectif commence à se construire et les playoffs sonnent à la porte en avril tous les ans. Mais c’est 2017 qui fait passer Boston dans une autre dimension, attachez-vous : Meilleur bilan de conférence Est, Finales de Conf, Brooklyn pire bilan, Best Pick pour les C’s (ensuite échangé, mais Jayson Tatum est drafté)… et Kyrie Irving qui débarque (bye bye Isaiah, TDD 2018 aussi) ainsi que Gordon Hayward. Le tout coaché par Brad Stevens, cette équipe est taillé pour le titre. Un 17-2 plus tard les C’s sont bien partis, pendant que Brooklyn galère toujours, rappelons-le. La suite, une deuxième place de conférence et des playoffs qui s’annoncent compliqués pour les Bostoniens avec beaucoup de blessés.

Cinq ans après ce trade, selon vous qui a gagné ce trade ? Normalement, il ne devrait pas y avoir de débat…

0 Comments

Leave a comment

Your email address will not be published.